08.02.2008

Camaret. Un soutien Royal (Le télégramme du 05/02/2008)

Le frère de Ségolène, Gérard Royal, vit à Camaret depuis une dizaine d’années.
« Pour servir l’intérêt général », il s’engage aujourd’hui en politique
aux côtés de Claudine Lucas, candidate divers droite aux municipales.


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Dans la famille Royal, Claudine Lucas a choisi Gérard, le frère. La candidate divers droite aux élections municipales de Camaret-sur-Mer s’est adjoint les services de l’ancien agent de la DGSE pour tenter
de mener son équipe à la victoire.
Un coup médiatique ? Au contraire. Gérard Royal se veut discret.
Très discret. Il ne pipe mot sur sa soeur, refuse de revenir sur son passé militaire et se montre réservé
dès qu’il s’agit d’évoquer sa nouvelle activité professionnelle.
Le néo-Camarétois, installé dans la presqu’île depuis dix ans, offre désormais ses services aux grands
décideurs. Son atout sur les autres consultants ? « Un moteur sémantique très puissant ». Cet outil informatique
lui permet de proposer à ses clients l’ensemble des scénarios pertinents liés à la problématique posée. Et ce, quel que soit le domaine d’activité envisagé. Qui sont ces fameux clients ? « Des acteurs de la société qui contribuent à l’intérêt général du pays ». Il n’en dira pas plus.
Intérêt général, l’expression revient sans cesse dans la bouche de Gérard Royal. Celui qui s’est toujours considéré comme « un soldat de la République » explique par cette notion son nouvel engagement politique. Il veut « apporter de la rigueur » à la gestion de la commune et « récréer un lien entre le national et le local ». Pourquoi avoir choisi une liste de droite ? « Il existe des pays où la politique s’exerce en famille. Ce n’est pas le cas en France.
De plus, au niveau local, les étiquettes ne veulent rien dire. Ce n’est pas un projet de société, c’est de l’humain en direct ».
Vincent Lastennet

29.01.2008

Article du Télégramme publié le 24/01/2008

Claudine Lucas passe à l’action

Claudine Lucas est aujourd’hui officiellement candidate à la mairie. Retraitée de la fonction publique territoriale, celle qui fut adjointe aux finances jusqu’en 2002 mènera une liste baptisée : « Nouvelle force pour l’avenir de Camaret ». À droite de l’échiquier politique ? Elle, oui. Mais pas tous ses partenaires.


Claudine Lucas entretient une drôle de relation avec la vie publique camarétoise depuis quelques années. Ancienne adjointe aux finances de la municipalité en place, elle a claqué la porte en 2002 pour « un désaccord profond sur la politique d’urbanisme ». « J’étais très en colère », rajoute-t-elle. Et pas du tout prête à baisser les armes. Quelques mois plus tard, elle décide de créer « La Mouette », un journal local à parution irrégulière qui critique ouvertement les actions menées par les politiques en place. « Je ne me suis pas fait que des amis », avoue-t-elle. Évidemment.
Leçons du passé
Qu’importe, Claudine Lucas « ne regrette rien », et souhaite aujourd’hui quitter le statut d’opposant véhément pour prendre les reines de la mairie. De son expérience malheureuse d’élue, elle retiendra une leçon : l’importance de rester en contact avec la population. « Une fois les élections passées, on a une tendance naturelle à vouloir foncer, à s’enfermer dans une tour d’ivoire. Alors qu’il faut continuer à discuter avec les gens, se tenir au courant de leurs attentes ». Claudine Lucas se reconnaît une autre qualité. « J’ai passé 27 ans dans la fonction publique territoriale. Je connais les pouvoirs et les limites de la fonction de maire. Je pense que c’est un atout ». Ses colistiers également. « Des gens sont venus me voir pour mener une liste d’ouverture », rappelle celle qui avoue être « de droite, modérément » tout en refusant de politiser un scrutin local.
« Un programme sincère et réaliste »
Alors quelles sont ses priorités ? « Il est encore trop tôt pour dévoiler mon programme ». Un petit effort ? « Je pense qu’il faut réfléchir à la création d’un nouveau bâtiment sur le site du foyer logement qui serait réservé aux personnes dépendantes. Je pense également qu’il faut développer la base nautique, trouver une solution pour pallier le manque de places aux pontons, développer des activités et de l’emploi pour les jeunes, s’intéresser aux problèmes de transports vécus par les personnes âgées. Il faudra également rediscuter le plan local d’urbanisme et, s’il en est encore temps, le projet de nouvelle station d’épuration auquel nous sommes opposés ». Claudine Lucas devrait concrétiser et étoffer ces déclarations d’intention dans « un programme pluriannuel élaboré sans démagogie, sincère et réaliste ». Mais pour l’instant, elle doit encore enrôler deux ou trois colistiers avant de rendre public son équipe de campagne. Fin du suspens, dans le courant de la semaine prochaine.
Vincent Lastennet